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Mon livre pour les nuls

  • Photo du rédacteur: Dixie Foucher
    Dixie Foucher
  • 27 janv. 2023
  • 3 min de lecture

Un titre provoc pour faire surgir le problème qu'est devenue l'exigence de certains lecteurs vis-à-vis de textes qu'ils jugent trop complexes...

monsieur des années 50 avec bonnet d'âne
Un nul du passé ?

Je parle de problème, car aujourd'hui le goût de l'effort semble dilué. Rien ne doit être trop compliqué. C'est l'avènement du livre facile, du prêt-à-penser.

Les tontons de 68 soulignent à gros traits la génération de fainéants, ces enfants capricieux du numérique, qu'on doit brosser dans le sens du poil de peur de se les mettre à dos si on ne met pas les points sur les "i".


Je viens de faire l'expérience de cet écart générationnel en écrivant un livre tel que j'aurais aimé en trouver un quand j'étais jeune. Un livre qui vient me chercher et qui me pousse à réfléchir. Un de ceux qui se méritent et qui font du bien, je crois.


* Petite confidence, je ne suis pas adepte de lecture de gare, quoiqu'il y en ait des bonnes, ni de romances discount. Je n'aime pas les poncifs et la bienveillance. Je n'aime pas la facilité et les intrigues éclatées dès le début.

Je veux du temps de qualité entre les pages. Et je ne dois pas être la seule.


J'ai une #exigence envers les #auteurs et envers moi.

Cela fait mon bonheur d'écrivaine et de lectrice.

Le respect du lecteur

Classé catégorie Jeunesse, mon roman a déstabilisé les premiers lecteurs.

Les premiers chapitres apparaissent perturbants, synthétiques et pas en ordre chronologique, oui. C'est une volonté pour mettre en lumière le rythme particulier de la vie et des mots sans règle. Tout prend sens à mesure que l'on apprend. Comme les personnages.


Je tiens cependant au #respect du #lecteur, car, tout en apportant certaines informations pour le guider, je lui fais confiance pour trouver son chemin sans le prendre par la main. Et parfois, la sensation étrange de ne pas tout comprendre n'est pas désagréable non plus.

Il faut savoir se laisser porter.

L'orgueil de l'écrivain

Toujours est-il que j'ai réfléchi au bien-fondé d'expliquer Sainte Rémi des livres.

Pour ne laisser personne sur le bord de la route déjà, pour amener d'autres publics à la rencontre de cet univers, pour donner des clés aux plus jeunes, aux parents qui souhaitent partager cette aventure avec leurs enfants, pour rassurer ceux qui ont peur d'être perdus.

On n'a pas tous eu la chance (l'envie ?) de s'ouvrir à la lecture. De plus, il n'y a aucune honte à ne pas savoir ou ne pas croire en ses capacités de lecteur.

Alors je vais déflorer une partie de l'intrigue, et peut-être une partie du bonheur de comprendre par soi-même. Mais sans doute que c'est utile à certains.


Donc attention, si vous ne l'avez pas déjà lu et que vous ne voulez pas être spoilé, votre lecture s'arrête ici.



Vous êtes toujours là ?

Alors, sous vos yeux ébahis, c'est le début de la #note #explicative qui m'a valu tant de débat intérieur.

Les personnages et leurs doubles

Première subtilité : les héros changent de noms dès qu'ils entrent dans un nouveau livre. Comme n'importe quel personnage dans tel ou tel univers, mes héros de départ s'adaptent et se transforment pour entrer dans un autre livre. Ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre, le prénom est modifié ou fait appel à la qualité propre de chacun.

  • Rémi > Pruine

  • Bastille > L'Écarlate

  • Gilles > Cyan

  • Molly et Milo > Neige et Fauve

Ces noms correspondent à des nuances, des couleurs qui reflètent leur tempérament, car l'Ideus est un monde pictural, inventé comme un tableau. Les 5 amis y prennent donc logiquement une identité d'artiste.


Cette adaptation se produit de la même façon dans les autres livres où ils investissent le grand ouest ou l'orient...

Les chapitres en prime

Chapitre A, chapitre A', etc.

Oui, à la manière des héros qui ont des doubles, les chapitres ont leurs revers aussi. Le premier pour le monde dit réel, le second en prime (ou ') pour son reflet dans le monde imaginaire de papier. Ce sont aussi des guides pour savoir si c'est Rémi qui parle, ou Pruine.

L'Ideus est partout

Alors que l'Ideus est très présent au début du roman, dès qu'il commence à disparaître, les enfants semblent s'en désintéresser et n'y retournent plus. C'est vrai... et faux.

En effet, si leur enquête continue à travers d'autres livres, d'autres mondes, en fait, l'univers des autres livres c'est toujours l'Ideus, le pays de l'imaginaire.


Chaque livre est un pays sur la carte de ce monde parallèle.

Et chaque lecteur est un héros aux multiples identités.


 
 
 

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