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Améliorer un livre déjà publié ?

  • Photo du rédacteur: Dixie Foucher
    Dixie Foucher
  • 12 janv. 2023
  • 3 min de lecture

Après la parution d'un livre, de nombreux doutes subsistent.
Dur dur d'être écrivain !

Pour un #premier #roman, il y a quelques déconvenues auxquelles il faut se préparer. Ainsi, après le marathon #éditorial, les premiers retours de #lecteurs peuvent être une épreuve. Et l'envie de changer son texte est alors ressentie par bons nombres de jeunes auteurs dont je fais partie. Mais on ne réécrit pas l'histoire... En revanche, peut-être peut-on #upgrader son bébé ?


Oser écrire est déjà une victoire !

D'abord, on respire calmement.

On a pris sa vie en main. On a posé des mots jour après jour, brodé un plan, travaillé courageusement jusqu'au point final. On a relu, fait relire, réécrit encore et encore, fait relire à nouveau. On a tenté de trouver un éditeur, préparé des courriers, des mails qui se voulaient sympas et volontaires, des dossiers avec son manuscrit en priant qu'il soit lu, reçu bons nombres de refus. Et puis, un jour...

Ne jamais minimiser les efforts d'un écrivain

Que cela marche ou pas pour le jeune auteur, il ne faut jamais minimiser son investissement personnel, son courage et son abnégation. Le livre nait de ce long parcours. Et c'est une victoire. Car combien disent, "un jour j'écrirais" et ne le font jamais ?

RESPECT. OK ?


Les avis ne sont pas la vie

Après tout ce marathon éditorial, si le livre paraît, l'attente des premiers retours est encore de l'angoisse à consommer sur place ou à emporter. Est-ce que mon livre est lu ? Est-ce qu'il est compris ? Est-ce qu'il est aimé ?

Vous, vous avez certainement publié LE livre que vous souhaitiez. Vous le connaissez par cœur, vous le ressentez intimement, le style vous plaît... Enfin, j'espère.

Mais vous le laissez entre les mains de parfaits inconnus et même d'amis qui ont des attentes différentes, des goûts particuliers, des références qui leur sont propres. Du coup, la rencontre entre votre œuvre et leur envie fait des étincelles dans un sens comme dans l'autre. Un exemple ici pour mon livre Et ça fait pas du bien !

Déjà, une critique quelle qu'elle soit est toujours bonne à prendre !

Si si, j'vous jure. Parce que parfois difficile à digérer, elle donne néanmoins un nouvel angle qu'il ne faut pas négliger. Et surtout, surtout (je me le répète comme un mantra) ce n'est pas vous que l'on critique. Facile à dire hein !

Mais voilà, même si on reconsidère son texte, que l'on comprend le défaut décrit par certains, l'œuvre est malheureusement publiée et ne dépend plus de vous !

Ce qui est fait, n'est plus à faire ?

Le bébé sorti de votre tête vit sa vie. Le livre est vendu comme ça, vous ne pouvez plus rien modifier. Au mieux, il faut espérer qu'il trouve finalement son public, que les passages mal compris soient l'objet d'étude pourquoi pas, qu'ils donnent lieu à une suite qui creuse le sujet, qu'une re-publication permette l'ajout d'une note explicative, etc.

En vérité, il ne faut pas penser l'objet livre comme figé. Après un moment d'abattement genre "Mon dieu, je ne peux plus revenir en arrière. Je voudrais tant pouvoir réécrire ce foutu roman !", j'ai pris le parti de voir plus grand.


Solution : upgrader son roman !

De nos jours, les moyens de communication que sont les réseaux sociaux augmentent l'univers d'un livre et complète sa vie. L'auteur peut expliquer les références utilisées, faire des portraits de personnages, expliquer la génèse de l'histoire... Autant d'ajouts possibles pour faire grandir le monde autour d'un roman.

Faire grandir le monde autour de l'œuvre, ça c'est toujours possible !

L'époque permet de faire vivre plus fort, de partager à différents publics, de prolonger l'impact grâce à des articles, des podcasts par exemple. Et puis il est important de faire confiance à ses lecteurs. Car même si certains n'aiment pas (on ne peut pas plaire à tout le monde), ne comprennent pas, d'autres liront, reliront parfois, laisseront infuser vos mots en eux et prendront pourquoi pas conscience que, quand même, c'est pas mal pour un premier roman.

Et rappelez-vous, ce n'est que le début ;)

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